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THEME 4 : Texte final

lundi 18 mars 2013  Enregistrer au format PDF


II-d-2 Renouvellement, rajeunissement et féminisation

L’entrée dans le syndicalisme et le militantisme, beaucoup moins évidente qu’auparavant, doit rester un enjeu fort pour la fédération et ses syndicats, et passe notamment par une réflexion fédérale sur la syndicalisation en général et sur celle des jeunes en particulier.

L’avenir de notre militantisme nécessite d’avoir des équipes militantes formées intégrant plus de femmes et de jeunes. À tous ses niveaux, la FSU est confrontée au renouvellement important de ses syndiqué-es et de ses militant-es. Le souci de parité et l’état d’esprit des jeunes collègues entrant dans nos professions imposent de repenser et réorganiser collectivement l’investissement militant de manière à le concilier avec la vie professionnelle et personnelle.

Il faut réfléchir au contenu de l’engagement syndical (contenu et organisation des réunions, du fonctionnement de la section) pour que chaque nouvel-le arrivant-e trouve sa place dans l’activité syndicale. Cette démarche doit s’appuyer sur le développement de formation à leur destination.

Les modes d’organisation doivent prendre en compte les contraintes et les choix de vie des militant-es.

Les raisons de leur investissement dans le syndicalisme et les mouvements sociaux sont multiples. Cela nécessite donc que la fédération et ses syndicats nationaux investissent bien sûr les questions de défense collective (mouvement des retraites de 2010, investissement dans les réflexions nationales durant l’été et l’automne 2012 par exemple) mais aussi les réponses à des problématiques individuelles (information, soutien...).

Les dernières grandes mobilisations ont montré l’attachement des jeunes notamment aux acquis du service public, aux acquis des luttes passées (retraites par ex.), à la défense de valeurs (immigration, antiracisme, injustice,..).

L’activité syndicale doit se développer prioritairement au plus près du terrain.

Sans pour autant pouvoir remplacer les contacts directs, les nouveaux modes de communication sont sans doute aussi un moyen de mener le travail syndical au plus près des salarié-es (sites, blogs, réseaux sociaux…). Le courrier électronique, pour rester efficace, doit être utilisé avec précision (fréquence, contenu, destinataires). La FSU doit nécessairement développer la formation syndicale sur les nouveaux outils à notre disposition de manière à développer un regard critique et éclairé sur ces outils.

La formation syndicale constitue un levier essentiel pour permettre le renouvellement de la fédération et assurer sa cohésion. Les efforts mis en œuvre, tant au niveau local que national doivent être poursuivis. Les stages de formation doivent répondre aux attentes des jeunes entrant dans le syndicalisme et aux besoins de l’activité syndicale (stage d’accueil des nouveaux militants, livret d’accueil « mon premier CDFN », « la section départementale » …).

L’intergénérationnel doit être favorisé pour permettre aux jeunes d’accéder aux responsabilités.

La nécessité d’une représentation équilibrée femmes / hommes est affirmée dans les textes de plusieurs congrès comme une préoccupation constante et un objectif à réaliser. Aujourd’hui les femmes restent toujours minoritaires dans toutes les instances de la fédération, malgré une légère évolution positive. Sur ce point, le congrès rappelle la responsabilité des SN, des tendances et des SD. L’observatoire de la parité doit développer un travail d’analyse sur la féminisation des textes, l’organisation des réunions, la parité des délégations venant des instances (CDFN, congrès…), la répartition des décharges, etc. Un bilan annuel doit être fait au CDFN.

L’observatoire de la parité, dont la nécessité a été réaffirmée à Lille, n’a pas réellement fonctionné, faute d’engagement de toutes les parties de la fédération. Néanmoins, la commission « Femmes » de la FSU a poursuivi le travail d’analyse, les militant-es au niveau national, régional et départemental ont tenté d’enclencher des changements dans les fonctionnements internes.

Le travail d’étude engagé doit être poursuivi sur la composition des instances et des délégations fédérales tant au niveau départemental que national, afin d’affiner la compréhension des enjeux et de proposer des réponses.

Il est indispensable aussi de mener une réflexion sur la prise de parole des femmes lors des instances.

Les stages syndicaux et intersyndicaux organisés par la FSU, ou en association avec d’autres partenaires, doivent se poursuivre. La participation des militantes et militants doit être favorisée grâce au nécessaire relais de la fédération et des syndicats nationaux auprès de leurs sections départementales ou académiques.

De nouvelles pistes sont à explorer pour faciliter l’investissement des militantes et militants (Collégialité, Mandats, Décharges,...). Concernant la collégialité, il est indispensable d’y réfléchir rapidement, y compris en termes de moyens (suppléments de décharges, ligne budgétaire particulière pour les frais de garde…).

La FSU réaffirme sa volonté d’une écriture égalitaire de ses textes, tout en conservant leur lisibilité. Elle mettra en place un groupe de travail à cet effet qui fera ses propositions au CDFN.

La féminisation de l’outil syndical s’intègre dans la lutte contre les inégalités F/H dans la société en général, lutte qui reste l’ambition majeure.

Féminisation et renouvellement nécessitent de nouvelles pratiques, déjà en œuvre dans certaines sections départementales ou certains syndicats nationaux.

Une journée d’étude sera organisée afin de faire un bilan, trouver d’autres pistes de réponses.


Amendement déposé par Ecole Emancipée

« Malgré tout, force est de constater que les déclarations d’intentions générales ne suffisent pas. Il faut se fixer la règle de la parité obligatoire dans les instances et en premier lieu les instances nationales. »

Résultat du vote de l’amendement
POUR : 194 soit 32,72 %
CONTRE 310 soit 52,28 %
ABS 89 soit 15,01%
NPPV : 36

STATUTS :
Proposition de modification statutaire de l’Ecole Emancipée
Amendement à la Fin de l’article 5 :

« ...Afin que la FSU ait dans ses instances délibératives une représentation femmes/hommes au plus près de la réalité de ses syndiquéEs, dans leur composition, les instances délibératives nationales et départementales de la FSU, ainsi que les congrès départementaux et le congrès national, devront compter au moins autant de femmes que d’hommes. »

Amendement refusé


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