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Syndicalisme retraité : comment le construire ?

jeudi 20 décembre 2012  Enregistrer au format PDF


Tous ensemble nous avons fait le choix en 2007, au congrès de Marseille, de créer des structures internes à la FSU pour regrouper les syndiqués retraités. Ainsi sont nées les SFR qui comptent actuellement quelques 22 000 adhérents. Ce choix original nous distingue du choix fait par les autres organisations syndicales de retraités constituées en UCR. C’est une force. C’est réaffirmer aussi qu’anciens salariés, les retraités ont des intérêts communs avec les actifs.* Nous assistons à une campagne contre plus du quart de la population française, qui dénonce les retraités comme un groupe social privilégié, tandis que la politique d’austérité exerce ses ravages sur l’ensemble de la population. La seule réponse possible est bien dans la mobilisation de tous (actifs et retraités) pour une autre répartition des richesses, une réforme fiscale en profondeur pour plus de justice.

La force de la solidarité intergénérationnelle est incontestable, indispensable, et les combats doivent être appréhendés dans leur globalité.

Les retraités ne sont plus dans le métier directement mais en tant que « syndiqués à part entière » ils peuvent faire partager leur expérience, leurs réflexions et contribuer ainsi à l’élaboration collective de l’orientation fédérale. Ils ont aussi des revendications spécifiques et si les SFR participent à l’activité syndicale tout entière, elles sont le lieu privilégié où les syndiqués retraités traitent des questions spécifiques. Dans le cadre fédéral, les SFR ne sont pas des entités indépendantes – elles ne cherchent pas à l’être pour toutes les raisons évoquées précédemment - mais elles offrent une structure particulière : pas un secteur mais le regroupement de 22 000 syndiqués issus de tous les syndicats de la FSU pour construire un syndicalisme retraités. Le développement de l’activité parmi les retraités (journal, contacts unitaires, réactions aux projets gouvernementaux…) posent des questions nouvelles. Quelles évolutions pour répondre aux besoins nouveaux ? Une meilleure visibilité dans les instances, dans les secteurs, en tant que retraités es qualité et non parce qu’ils sont encore en responsabilité d’actifs dans leur SN, leur SD. Force est de constater que le mandat de Lille à ce sujet n’a pas été mis en œuvre.

Il nous faut aussi constater que le cadre proposé à la SFRN dans les contacts, les échanges avec les UCR, la FGR-FP a créé des rigidités. La nécessaire dimension unitaire du syndicalisme retraités, le développement de l’activité, la nécessité de réactivité doivent aussi conduire à plus de souplesse dans le fonctionnement et la prise de décisions . Les choses ont plus évolué dans les départements qu’au niveau national.

Il est regrettable que la préparation du congrès ait associé trop peu de retraités : les textes préparatoires s’en ressentent parfois. Il s’agit de dire ici, sans polémique, que la réflexion collective qui s’appuie sur toutes les composantes, la diversité de la FSU, est forcément plus riche. C’est ce principe qui devrait aussi conduire à la constitution des secteurs de la FSU, aux audiences au moins dans leur préparation, quand elles traitent de sujets communs avec les actifs.

De nombreux syndicats de la FSU sont affiliés à la FGR-FP, outil original, unitaire, efficace,reconnue par les ministères et les conseils généraux. Il est important de s’y investir.

Il y a aujourd’hui nécessité d’un syndicalisme retraités. Des pas importants ont été franchis. Il reste du chemin à parcourir pour construire un véritable syndicalisme retraités dans le cadre de la fédération, ni autonome, ni sous tutelle.

Marylène Cahouet
pour le collectif d’Animation de la SFRN


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