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Pour en finir avec la précarité, titularisation de touTEs !

jeudi 20 décembre 2012  Enregistrer au format PDF


La précarité n’est plus seulement un moyen occasionnel pour disposer de personnels moins payés ou pour pallier l’insuffisance des recrutements.

Dans le cadre de l’offensive capitaliste, elle constitue :
-  un moyen de casser les solidarités et les garanties collectives ;
-  un mode de gestion de la main-d’œuvre que le patronat et les gouvernements entendent bien généraliser.

La précarité est donc une question centrale pour le mouvement syndical, constitué sur la base de la défense collective des intérêts des salariéEs. Elle concerne aussi bien les précaires eux-mêmes que les salariéEs, dont les garanties collectives (CDI dans le privé, statut dans le public) sont fragilisées.

Dans le public, le précédent gouvernement a évalué à près d’un million le nombre des non titulaires, dont près de 50% employéEs par l’Education Nationale et le Supérieur. Cette précarité, déjà massive, a encore augmenté du fait des suppressions de postes et des attaques visant à remplacer les titulaires par des précaires.
Ainsi, dans l’Education, la destruction de la formation des enseignantEs a débouché sur le recrutement d’étudiantEs en Master 2 n’ayant pas eu le concours, d’autant plus nombreux-ses qu’une partie des postes - déjà en diminution drastique - n’a pas été pourvue (par exemple dans le second degré). La suppression des concours achèverait ce processus de précarisation.

Cette réalité montre quels sont les objectifs réels des employeurs publics : en contournant l’obligation légale faite à l’Etat, aux collectivités et aux hôpitaux, de recourir à des emplois sous statut… ils développent une précarité qui pourrait constituer un levier pour casser les luttes, supprimer les postes et en finir avec le statut de la fonction publique.
La lutte contre la précarité doit donc être une priorité pour la FSU.
Les différents "accords" sur les non-titulaires n’ont jamais abouti à en finir avec la précarité : il faut en tirer les leçons.

Le dernier en date - dont la loi Sauvadet est issue - ne permet qu’à moins de 10% des précaires d’être titulariséEs. En revanche, le CDI est développé dans la Fonction Publique : présenté comme une "sécurisation" à court terme pour les personnels, il ne constitue nullement une garantie d’emploi, notamment en cas de suppression de postes. Il oblige les personnels à accepter les pires conditions de travail sous peine de licenciement.

La FSU doit sortir de ses atermoiements et changer résolument ses mandats, en demandant l’abrogation de cette loi mais aussi en organisant la lutte pour :
-  la garantie de réemploi pour touTEs : plus un seul licenciement !
-  la titularisation immédiate de touTEs les non titulaires déjà recrutéEs dans les corps les plus favorables (à créer si besoin), sans conditions de concours ni de nationalité et avec un droit à la formation après leur intégration.
-  l’arrêt du recrutement de précaires et l’abrogation du CDI dans la Fonction Publique.

Catherine Dumont
Émancipation


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