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Négociations fonction publique

jeudi 8 décembre 2005  Enregistrer au format PDF


Le ministre entendait que le réunion du 6 décembre ait pour seul objet le balayage des fiches remises le 9 novembre, renvoyant les premières propositions salariales chiffrées à un mois (5 janvier 2006). Dans ce calendrier, les volets social et statutaire auraient été examinés au préalable.

Il n’a donc fait aucune proposition chiffrée sur les salaires.

Gérard Aschieri a rappelé les trois grèves de l’année 2005 et les revendications dont nous étions porteurs pour les salaires et les pensions de retraite, à savoir le maintien et le rattrapage du pouvoir d’achat : de ce fait, nous ne sommes pas en mesure d’aborder une quelconque discussion si nous n’avons pas au minimum la garantie du maintien du pouvoir d’achat sur 2006, alors que le gouvernement prévoit une inflation de 1,8 %.

Reprenant l’orientation de la lettre commune du 25 novembre, signée par 6 fédérations de fonctionnaires, il a questionné le ministre :

  • A t-il la possibilité de faire aujourd’hui des propositions chiffrées ?
  • Peut-il s’engager à négocier sur l’ensemble de la grille ?
  • Peut-il donner aujourd’hui un calendrier de travail pour traiter les autres questions de façon séparée ?

Le Ministre n’a pas été capable de répondre positivement à ces questions, faute de « mandat ». La seule précision qu’il a apportée a été celle d’une dissociation des divers dossiers (salaires, social, statutaire) avec un calendrier (15 décembre - 19 décembre - 5 janvier) où la question des salaires venait en dernier.

L’ensemble des organisations syndicales a jugé inacceptable que la discussion sur les salaires ne soit pas prioritaire et soit retardée volontairement après l’adoption du budget. Elles ont exigé un autre calendrier avec une date proche où le ministre ferait des propositions chiffrées sur les salaires.

Se disant incapable de répondre à cette exigence immédiatement il s’est simplement engagé à répondre dans quelques jours. Nous avons donc exigé l’arrêt de la séance en menaçant de quitter si elle se poursuivait ; la réunion a donc été arrêtée.

Si le ministre a été mis en échec dans sa manœuvre de division, le gouvernement confirme son refus d’entendre les revendications des personnels.

La question de l’action est donc posée. Une réunion des Fédérations de fonctionnaires aura lieu le mercredi 7 en fin d’après-midi.


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