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Les droits des femmes ne sont pas un supplément d’âme.

vendredi 1er février 2013  Enregistrer au format PDF


Le congrès de Marseille avait réaffirmé le rôle et la place des secteurs dans la vie de la fédération, rappelant l’importance de ces « groupes de réflexion spécifiques » servant à alimenter les débats.

La commission femmes des débuts de la FSU s’est transformée en secteur à part entière depuis plusieurs congrès. Son activité autour des « droits des femmes » est transversale ce qui implique de travailler en lien avec les autres secteurs : éducation, suivi des personnels, droits et libertés, international…
Aujourd’hui, la diversité de la fédération (syndicats nationaux et tendances) est loin d’être suffisamment représentée dans le secteur Femmes.

Les militantes qui en assurent le suivi sont confrontées à une double difficulté : elles s’investissent souvent dans plusieurs secteurs fédéraux, et également au sein de leurs propres syndicats. Et d’autre part, difficulté récurrente : ce secteur n’est souvent pas jugé prioritaire -c’est un euphémisme- par les syndicats nationaux. Toutes les composantes de la FSU doivent y engager les moyens militants afin de renforcer le secteur et lui donner les moyens de remplir ses missions. Il est important de poursuivre nos analyses le plus collectivement possible et de répercuter des informations, des réflexions féministes qui font avancer les dossiers de tous les secteurs.

Les débats sur les retraites ont montré l’inégalité flagrante de traitement entre F/H, mais cette inégalité est aussi à l’œuvre dans d’autres dossiers. C’est le rôle de la fédération dans son ensemble de permettre au travail sur les droits des femmes d’émerger comme un sujet transversal et primordial dans notre activité syndicale.

L’ACTIVITE 

Le secteur se réunit tous les deux mois en séance plénière et le collectif d’animation plus fréquemment.
La FSU est ainsi représentée dans divers collectifs : Collectif National pour les Droits des Femmes (CNDF), la CADAC, la Marche Mondiale des Femmes (MMF), ou le FSE ...
Les stages de formation : ils permettent d’alimenter nos analyses et réflexions, ce sont des moments clés dans la vie de notre fédération.
Depuis plus de 12 ans, la FSU, Solidaires et la CGT travaillent ensemble dans le cadre de « l’intersyndicale femmes » qui organise deux journées de rencontres, débats et formation en mars à Paris.
Depuis 3 ans le secteur a repris l’organisation annuelle d’une formation femmes FSU et les stages ont rencontré une forte participation.
Stage femmes FSU de novembre 2012 : plus de 80 participant-es sur 2 jours avec cette année les thèmes :

- Impacts des mesures d’austérité sur la vie des femmes avec Christine Van den Dalen – membre du CADTM de Belgique et de la Marche Mondiale des Femmes.

- Inégalités professionnelles avec Françoise Milewski - Économiste à l’OFCE (centre de recherche en économie de Sciences Po) et membre du Conseil supérieur de l’égalité professionnelle et du Programme de Recherche et d’Enseignement des Savoirs sur le Genre (PRESAGE) et François Clerc - Expert, conseiller, formateur pour le traitement de dossiers en discrimination à la CGT, membre de l’observatoire de la parité entre les femmes et les hommes.

- Femmes et syndicalisme, travail sur les textes du congrès 2013, réflexion collective sur la place des femmes dans la FSU.

POUR Elles :

Le collectif produit plusieurs fois par an des 4 pages qui sont envoyés à toutes les SD et qui sont accessibles sur le site de la FSU dans la rubrique Pour Infos.


Observatoire de la PARITÉ

Face aux difficultés rencontrées quant à la place des femmes dans la FSU, le congrès de Marseille a voté la mise en place de l’Observatoire de la parité regroupant des militant-es du secteur femmes et du secteur organisation.

Un état des lieux de la féminisation des instances de la FSU devait être fait régulièrement. Cela a été réaffirmé au congrès de Lille. Quatre ans après, peu d’effets et peu d’avancées sur la féminisation des instances et des délégations, tant nationales que régionales.

La nécessité d’une représentation équilibrée femmes/hommes est pourtant affirmée dans les textes de plusieurs congrès comme devant être une préoccupation constante et un objectif à réaliser.
La demande au congrès de Lille de faire vivre cet observatoire, de lui donner un rythme de travail régulier et des objectifs précis tout en y affectant des heures de décharges, n’a pas abouti dans les faits et reste malheureusement toujours d’actualité.

Demandes

Les syndicats - la FSU n’y échappe pas - sont encore aujourd’hui des lieux de reproduction dans l’assignation des tâches, la prépondérance de parole, le non-partage du pouvoir…

Nous devons continuer à nous interroger sur nos fonctionnements, sur la place de chacune et chacun dans notre fédération, dans nos syndicats ; il faut mettre en place de véritables mesures afin de lever les freins pour une égalité réelle et effective.

La FSU doit produire un bilan complet à chaque congrès avec les actions qu’elle compte mettre en place pour aller vers une représentation équilibrée. Donnons-nous les moyens de rétablir une vraie égalité au sein des instances avec un partage des moyens et des responsabilités.
Rien ne sert d’afficher des statuts qui prennent en compte l’égalité F/H si des mesures simples ne sont pas mises en place, comme inciter au fonctionnement collégial dans les SD, voire le favoriser par un volume de décharges supplémentaires. Mesures qui sans tout régler permettent de changer les comportements. Nous savons toutes et tous que la loi ne règle pas tout, qu’il faut aussi un dispositif autour et une vraie volonté de l’appliquer.

Si vous êtes intéressé-e pour intégrer le secteur Femmes, prenez contact avec votre syndicat national ou votre
tendance. Pour avoir des renseignements sur le secteur, contactez la FSU nationale.

Commission Femmes du congrès de Poitiers : Mardi 12 février à 13h


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