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L’abstention de la FSU au CSE sur la refondation de l’école est un scandale !

jeudi 20 décembre 2012  Enregistrer au format PDF


FACE A UNE OFFENSIVE FRONTALE, L’URGENCE D’UNE RIPOSTE A LA HAUTEUR

Plus que jamais, le capitalisme est à l’offensive : fermeture d’entreprises, licenciements massifs, attaques des garanties du travail et précarité généralisée, attaques des salaires, des retraites et des minimas sociaux. La rapacité des possédants leur fait perdre toute dignité (Florange, exil fiscal…), pendant que les conditions de travail et de vie, le chômage et la pauvreté plongent loin des revendications sociales… et de cette "égalité républicaine" dont se gargarisent les politiques.

Plus que jamais, l’omni-pouvoir "de gauche" fait la politique de la droite : traité européen, pacte de stabilité, TVA sociale, suppression de postes et de budgets dans la plupart des services publics. Même les questions sociétales et à la défense de la laïcité, ne marquent en rien une politique plus progressiste, livrées en pâture à l’ultra-sécuritaire Valls.

Dans l’éducation, les créations de postes annoncées sont compromises par l’institutionnalisation des contre réformes Sarkozy (mastérisation, socle commun, ECLAIRS, lois précarité…) ce qui est déjà tout à fait inacceptable. Et en plus, s’y ajoutent de nouvelles attaques sur les rythmes scolaires et la décentralisation.

Plus que jamais, la direction de la FSU fait le choix de l’attentisme et du "dialogue" social :
Avec son vote en abstention sur le projet Peillon, lors du CSE du 14 décembre (condamné par plusieurs syndicats nationaux et sections départementales), la FSU a laissé passer (CGT, Solidaires et FO ont voté contre) un projet de loi d’orientation qui va aggraver de façon importante les conditions de travail, d’emploi et statutaires des personnels. Et ce, sans même une contrepartie sérieuse au niveau pédagogique ou de l’intérêt des élèves, puisque l’EN se borne à abandonner ses responsabilités aux lobbies de la remédiation scolaire, du tourisme et aux collectivités.

La direction de la FSU et de certains de ses syndicats nationaux boit jusqu’à la lie le philtre du "dialogue social", avec des concertations qui avalisent les dogmes gouvernementaux, mais sont présentées comme des "négociations" et où chaque modification mineure du texte (ou temporisation) résulterait d’un "rapport de force" qu’on a simplement oublié de construire.

Cette comédie a assez duré, les congrès départementaux et national doivent permettre de (re)faire des choix de syndicalisme de lutte. Il faut suivre l’exemple des personnels des secteurs qui construisent de vrais rapports de force dans l’action (infirmières, personnels des CIO, de l’environnement, des GRETA…) et qui, à l’issue de véritables négociations, marquent des points. Dès maintenant exigeons et contribuons à construire des actions qui soient autre chose que des mercredis témoignages. Préparons la grève, la plus unitaire possible, pour en finir avec les contre-réformes Sarkozy et les attaques nouvelles du gouvernement et des collectivités.

Olivier Vinay (Emancipation)


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