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Editorial

lundi 7 janvier 2013  Enregistrer au format PDF


Le congrès de la FSU se situe à un moment important de modifications structurelles dans notre société. Si certaines promesses de la campagne présidentielle ont été tenues, comme la création d’un ministère des droits des femmes ou encore une loi contre le harcèlement sexuel, d’autres mesures sont urgentes et ne pas les prendre en compte serait dramatique.

Dans un contexte de politique d’austérité, la pauvreté grandissante de la population en France a des répercussions sur le temps de travail, les salaires et les promotions des femmes. Elle les précarise encore plus, entraînant une partie d’entre elles dans la détresse, la mendicité et la prostitution, surtout lorsqu’elles ont charge de famille. Il faut réorienter profondément les politiques économiques et sociales.
Nous attendons la mise en place de réelles mesures dans la sphère du travail pour parvenir à une égalité professionnelle aussi bien dans le secteur privé que public, quitte à passer par des mesures provisoires contraignantes. Il devient indispensable d’avoir des bilans sociaux sexués.

La place de l’éducation est toujours un enjeu majeur dans la construction d’une réelle égalité. Elle est un levier important pour modifier les schémas habituels, les mentalités, les stéréotypes véhiculés par la société. Les orientations des élèves sont très sexuées et certaines filières peu mixtes. Nous ne devons jamais perdre de vue toutes les modifications, les impulsions, les revendications qu’il faut proposer, en tant que première fédération de l’éducation.

En ce qui concerne la société civile, le projet de loi sur le mariage pour toutes et tous rencontre un écho positif auprès de la population, mais aussi des résistances fortes des milieux les plus conservateurs. D’autres débats y sont liés et certains sont dangereux pour les femmes. Ces réactions entretiennent la vision étriquée d’une société qui serait fondée sur LA prétendue différence des sexes, enfermant chacun-e dans des rôles imposés.
La procréation médicalement assistée (PMA) pour les couples de femmes se situe au niveau d’une égalité de droits entre les femmes, mais la question de la gestation par autrui (GPA) n’est plus du tout sur le même ressort car il met en jeu la marchandisation des corps.

Dans chacun des thèmes du congrès, nous mettons en débat des propositions et des réflexions qui mettent en avant la question de l’égalité, comme moteur social du développement. Nous devons aussi montrer l’exemple dans notre fonctionnement syndical. Lutter pour les droits des femmes doit faire partie intégrante tant de notre corpus revendicatif que de notre action syndicale.


Le comité de rédaction


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