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Débat général

lundi 18 mars 2013  Enregistrer au format PDF


Nous ouvrons ce congrès dans un contexte où, dans toute l’Europe, les conséquences des politiques d’austérité sont ressenties de plus en plus douloureusement. Les gouvernements utilisent la crise comme prétexte à la mise en œuvre de mesures liberticides et à la destruction progressive des droits sociaux.

Il est important de rappeler l’impact spécifique de la crise et des choix politiques des gouvernements sur les femmes. Elles en paient le plus lourd tribut.

Si les emplois les premiers touchés ont été ceux du secteur industriel, traditionnellement masculin, les secteurs plutôt féminins comme la Fonction publique et les services ont été également frappés de plein fouet.

Majoritaires dans les emplois précaires et à temps partiels, les femmes sont les premières licenciées, utilisées comme variable d’ajustement.

Les restrictions budgétaires concernant les aides et les structures d’accueil pour les jeunes enfants et les personnes dépendantes ramènent bien des femmes à la maison : c’est le transfert d’un travail salarié vers un travail certes solidaire mais gratuit.

Ce sont donc les États qui ont, vis-à-vis des femmes notamment, une énorme dette sociale !

Les femmes doivent également subir un retour en force de l’ordre moral et de valeurs qu’on aurait pu croire dépassées. Ce sont les mêmes résistances patriarcales qui s’expriment dans les réactions contre l’enseignement des théories du genre au lycée et dans le refus du mariage et de la parentalité pour toutes et tous, au nom de la défense de la prétendue complémentarité « naturelle » des sexes.

Dans ce contexte, il est essentiel de construire partout où cela est possible des résistances européennes. La FSU s’y inscrit pleinement en participant notamment à la Marche Mondiale de Femmes, au FSE et FSM (qui se déroulera du 26 au 30 mars à Tunis) à l’Alter Sommet, qui se tiendra en juin à Athènes. Le thème « femmes et politiques d’austérité » sera d’ailleurs traité lors des prochaines journées de formation intersyndicales femmes qui auront lieu les 25 et 26 mars à la Bourse du travail de Paris.

Le nouveau gouvernement affiche la volonté de faire respecter les multiples lois sur l’égalité professionnelle. Dans la Fonction publique, on sait que des écarts importants de salaires, de pensions, de déroulements de carrière entre les femmes et les hommes persistent. Le protocole égalité que vient de signer la FSU est un outil qui pourra permettre de lutter contre ces inégalités.

Mais il n’aura d’efficacité que si chacun de nos syndicats s’en empare pour faire vivre nos revendications.

L’égalité ne deviendra pas effective « naturellement », Bernadette l’a rappelé tout à l’heure.

Obtenir l’égalité effective et la parité relève d’une volonté politique forte et de l’octroi de moyens.

Dans ces combats, il est essentiel que, nous, organisation syndicale, soyons exemplaires. Les indicateurs de parité de notre fédération révèlent que les objectifs n’ont encore pas été atteints à ce congrès-ci. Nous vous renvoyons aussi aux statistiques du 4 pages qui se trouve dans la mallette du congressiste, et nous vous invitons à venir nombreuses et nombreux à la commission femmes qui se réunira demain à 13h.

Parce que l’égalité entre les femmes et les hommes, la dimension de genre, doivent être au centre de nos réflexions, de nos revendications et de nos combats, car l’égalité est une exigence de justice sociale, au même titre que la lutte contre toutes les formes de discriminations
sociales et raciales.

Contribution collective du secteur Femmes


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