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Combattre l’attaque capitaliste contre l’école publique

jeudi 20 décembre 2012  Enregistrer au format PDF


Depuis les années 1980, les gouvernements et l’U. E. ont entamé une transformation du système éducatif pour le mettre au service des intérêts du capitalisme.

Outre des attaques répétées contre l’école publique notamment par les suppressions d’emplois et de moyens, ils ont développé la logique des "compétences" avec le "passeport européen du salarié" (Europass), qui doit se décliner dans les législations nationales et dans l’ensemble du système éducatif et de formation. Le développement des référentiels de compétences à l’université et dans le monde du travail, la "loi d’orientation sur la formation tout au long de la vie" (2009), montrent que c’est tout le système des qualifications reconnues (conventions collectives, statuts nationaux) qui est ainsi démantelé. Il s’agit de substituer aux conventions collectives une évaluation des "compétences" du/de la salariéE au niveau de l’entreprise, pour déterminer ses droits, son salaire, son avancement…

A l’université, cela se traduit par des contre-réformes majeures (LMD, LRU, "nouvelle licence")… qui entraînent le démantèlement des diplômes nationaux et une sélection sociale accrue dans le cadre du processus de Bologne.
Dans les premier et second degrés, la loi Fillon sur l’école (2005), structurée autour du "socle commun de connaissances et de compétences", a abouti à la mise en place du Livret Personnel de Compétences.

Ces différentes contre-réformes ont pour but de faire des jeunes de futurEs salariéEs devant se soumettre aux critères de “l’employabilité” nécessaire au patronat. Elles ont aussi pour résultat d’aggraver les inégalités déjà présentes dans le système éducatif. Il s’agit de fournir au patronat d’une part une élite de salariéEs très qualifiéEs, et d’autre part une abondante main d’œuvre flexible et précarisée, privée de droits sociaux.
La lutte contre la dénaturation de l’école publique est donc un enjeu de la lutte des classes.

La responsabilité de la FSU est donc de porter un projet éducatif progressiste, articulé avec un projet de changement global de société, un projet de rupture avec le capitalisme :
- par la satisfaction des revendications, et l’abrogation de l’ensemble des dispositifs soumettant l’école au capitalisme.
- en articulant des revendications immédiates pour améliorer l’école publique avec la perspective d’une autre école dans une autre société : une école et une université égalitaires et démocratiques, sans hiérarchie entre les savoirs, sans filières au sein du second degré, sans sélection précoce ni orientation avant la fin de la scolarité obligatoire portée à 18 ans. Une école dotée de tous les moyens (postes, formation, organisation pédagogique …) pour lutter réellement contre l’échec scolaire. Il s’agit de lutter pour un système d’éducation et de formation fondé sur la coopération et non plus la compétition ; et ceci aussi bien en ce qui concerne le travail scolaire des jeunes, que le travail des personnels.

Raymond Jousmet, Émancipation


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