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CTP MEN du 11 juillet, déclaration de la FSU

lundi 9 septembre 2013  Enregistrer au format PDF


A l’occasion de la dernière réunion, la FSU a alerté sur les conditions de préparation de la rentrée 2013. La FSU et ses syndicats sont mobilisés pour accompagner les personnels, qu’il s’agisse de leur réemploi pour les précaires et pour tous des conditions de travail.

Malgré les créations de postes nous savons déjà que compte tenu des dégradations accumulées et des hausses des effectifs d’élèves, dans bon nombre d’écoles, de collèges et de lycées et de services, les conditions de la rentrée seront aussi difficiles que ces dernières années. Ainsi, dans le 1er degré, la nécessité de limiter les effectifs par classe n’a pas permis aux nouveaux dispositifs de se déployer en totalité. La dispositif « plus de maîtres que de classes » se met en place bien souvent par la transformation de postes surnuméraires ou en compensation d’une fermeture de classe. Le dispositif « accueil des moins de 3 ans » concernera quant à lui peu de classes. Dans le second degré, le nombre d’élèves par classe, en collège comme en lycée, sera en augmentation et la baisse de nombre de TZR que nous constatons nationalement conduira inévitablement à une baisse de la couverture des besoins de remplacement par des titulaires et au recrutement de nouveaux contractuels. Dans le cadre des vies scolaire, nous regrettons la suppression d’environ 2 000 poste d’AED. Les nouveaux emplois aidé recrutés ne répondant pas aux besoins des établissements et aux missions à assurer. Dans les services administratifs, les créations sont très loin de compenser les purges précédentes.

La FSU note positivement la prise en compte des besoins d’aide administrative à la direction d’écoles. Toutefois, elle s’inquiète de voir se renouveler des emplois aidés au lieu de la création ou recréation de postes statutaires.

Concernant les concours de recrutement d’enseignants, une nouvelle fois, tous les postes ne pourront pas être pourvus faute de candidats en nombre suffisant. Certains départements pour le 1er degré (Créteil, Versailles, Paris, Guyane, Réunion...) et certaines disciplines pour le 2nd degré (mathématiques, anglais, lettres classiques...) sont sinistrés. Environ 25 % de postes ne seraient pas pourvus dans le second degré.

C’est dire l’urgence d’agir pour rendre attractif nos métiers et ainsi augmenter le vivier. Cela passe par l’amélioration des conditions de travail des enseignants et de leur formation. Cela passe aussi par la revalorisation de leur métier. Là aussi nous sommes loin du compte. L’indemnité de 400 euros pour les PE est certes positive mais pas à la hauteur des attentes. Pour les autres personnels, les mesures catégorielles risquent d’être repoussées aux calendes grecques. Nous aurions souhaité une programmation. Le retour des débuts de carrières des personnels enseignants et CPE au 1er échelon (1,1 SMIC) est à l’opposé de ce qu’il faudrait faire. La FSU renouvelle sa demande que le gouvernement renonce à cette mesure. Dans le même temps, pour la 4e année consécutive, les fonctionnaires voient leur salaire bloqué du fait du gel de la valeur du point d’indice, ce qui les pénalise particulièrement. Le projet de réformes des retraites, avec la campagne menée actuellement contre les fonctionnaires, est inacceptable. C’est pourquoi la FSU, avec d’autres organisations sera dans l’action, avec grèves et manifestations le 10 septembre sur les questions de retraites, de l’emploi, des salaires et de l’avenir des services publics.

S’agissant des lauréats des concours, plusieurs situations doivent être pointées. Les conditions d’exercice et de formation des stagiaires de la rentrée 2012 sont reconduites à cette rentrée. La FSU regrette qu’aucune amélioration n’ait pu être actée. En outre, en l’absence de publication d’instructions autre qu’un bref rappel dans la circulaire portant sur les contractuels admissibles, les réponses à plusieurs difficultés rencontrées cette année n’ont toujours pas de réponse, notamment celles du service des documentalistes stagiaires et de l’absence de compensation de la décharge des CPE. Pour l’EPS, les circulaires rectorales ne rappellent pas toutes la précision du forfait AS/UNSS de 3h sur un trimestre. Aucune précision n’a été donnée s’agissant des stagiaires lauréats des recrutements réservés. La FSU considère qu’ils doivent bénéficier de la même décharge que les autres stagiaires et d’une formation prenant en compte leur expérience.

La clause de sauvegarde proposée par l’administration pour le classement des contractuels reçus aux concours est une réponse à la demande unanime des organisations syndicales représentants les personnels dans ce CTM de suppression de la clause du buttoir prévue dans le décret de 1951 sur le reclassement. Cette mesure est cependant insuffisante car elle ne concerne que peu de personnels. De plus, elle ne permet pas une véritable prise en compte de l’ensemble de l’ancienneté acquise par les contractuels. Malgré ses demandes répétées sur cette question, la FSU regrette qu’un travail plus approfondi n’ai pas pu être conduit en amont de cette décision. Elle demande que le problème de fond de la clause du buttoir soit discuté le plus rapidement possible et que des solutions soient trouvées.

La mise en place de la réforme des rythmes scolaires à la rentrée 2013 place, dans certaines communes, les projets éducatifs territoriaux en concurrence avec l’enseignement obligatoire de l’EPS, premier et second degré, et le sport scolaire sur les installations sportives. Nombre d’établissements du second degré sont actuellement dans l’incapacité de préparer la rentrée dans de bonnes conditions. Les incertitudes, parfois même l’éviction, sur certaines installations, « salles de classe » de l’EPS, ne permettent pas de mettre en cohérence l’organisation des cours d’EPS avec les installations sportives nécessaires à la réalisation des programmes. Nous considérons que les enseignements obligatoires doivent être prioritaires sur tout autre dispositif qui ne l’est pas.

La FSU souhaite aussi alerter sur les conditions d’organisation de l’accueil des contractuels admissibles aux concours 2014 anticipés. Les contrats doivent couvrir toute la période de l’année scolaire. Dans le second degré, le maximum de service des enseignants doit être de 15 h, en cohérence avec les dispositions relatives à leur rémunération et afin de leur permettre de suivre la formation prévue. Manifestement, toutes les académies n’ont pas envisagé les choses ainsi. En outre, pour la FSU il est inacceptable que le tuteur soit désigné par le chef d’établissement.

Le rapport sur la professionnalisation des accompagnants des élèves handicapés juge nécessaire cette professionnalisation. Pour la FSU, celle-ci doit se faire dans le cadre de la Fonction Publique. Le niveau de qualification de ces personnels doit permettre de prendre en compte la diversité des situations, certaines fonctions nécessitant une bonne connaissance des contenus disciplinaires et des pratiques pédagogiques afin de répondre aux besoins des élèves. Le cadre statutaire que la FSU appelle de ses vœux doit permettre l’entrée à plusieurs niveau et ouvrir des possibilités de promotion. Enfin, des mesures transitoires doivent être élaborées de toute urgence et sans préjuger du futur cadre d’emploi afin que les personnels exerçant aujourd’hui la fonction d’AVS puissent poursuivre leurs missions et intégrer le nouveau dispositif dès qu’il sera mis en place.


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