Pour Info - FSU - En ligne


Au nom des « rythmes scolaires »...

jeudi 20 décembre 2012  Enregistrer au format PDF


Au nom des"rythmes scolaires", le gouvernement Hollande-Ayrault s’en prend aux conditions de travail des enseignants et au cadre national de l’Enseignement public.
La responsabilité des directions de la Fsu et du Snuipp :
Condamner ce projet et en obtenir le retrait pur et simple.

La principale mesure de la « réforme » gouvernementale est de faire travailler les enseignants des écoles 36 demi-journées en plus alors qu’en 2008, 24 samedis matin avaient été supprimés (12 étant vaqués).
Cette « réforme » prévoit aussi le renforcement du pouvoir des municipalités en mêlant temps scolaire et péri-scolaire par le biais de « projets éducatifs territoriaux » que le gouvernement veut intégrer dans le code de l’Education. Il veut aussi par décret renforcer les pouvoirs des conseils d’école. Ce serait la voie ouverte à la casse du cadre national de l’Enseignement public.

La décision de Hollande d’étaler sur 2 ans la mise en œuvre de sa réforme témoigne de ses difficultés. Même s’il désigne les problèmes financiers et les demandes des municipalités pour justifier son recul, la cause principale en est la résistance des personnels exercée pourtant dans des conditions très difficiles.
Difficiles parce que les dirigeants des principaux syndicats (Snuipp et Se-Unsa) ont tout fait pour aider le gouvernement dans despseudo-négociations. Ils affirment s’appuyer sur la volonté des enseignants, mais il n’en est rien.

La direction du Snuipp, aidée par un organisme de sondage, a organisé une consultation auprès des enseignants. Chacun sait que ce questionnement individuel est la négation du syndicalisme, de l’action collective. En dépit de cela, la majorité des24 000 enseignants ayant répondu ont dénoncé l’opération gouvernementale.
A 62%, ils se sont opposés à l’ajout d’une demi-journée de travail le mercredi, c’est-à-dire la mesure prioritaire de Peillon. Et, nullement dupes, 61% ont considéré que « La réforme des rythmes scolaires se basera avant tout sur les intérêts économiques et politiques ».
Mais surtout, à Paris près du siège du pouvoir, ce sont des centaines d’enseignants qui se sont réunis en AG contre le projet gouvernemental. Un front uni (SNUipp-SE-Snudi-Sud) qualifie ce projet d’inacceptable. Une manifestation doit se tenir le 19 décembre, une grève est même envisagée pour janvier.
Pourtant, la direction nationale du Snuipp, malgré les revendications et les mobilisations des enseignants, persiste à accepter le travail le mercredi matin, ne demandant que la « libération » des mercredis après-midi et une contrepartie financière.

La responsabilité des directions de la Fsu et du Snuipp n’est pas d’aider le gouvernement à réussir ses contre-réformes mais de défendre les personnels et le caractère national de l’enseignement public.
Pour cela, les directions de la Fsu et du Snuipp doivent condamner le projet gouvernemental, en exiger le retrait pur et simple et constituer un front uni des syndicats pour l’obtenir.


Yves Ankaoua (élu Front Unique, CS Snuipp34)


RSS 2.0 | Plan du site | Réalisé avec SPIP | Site national de la FSU