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Acte III de la décentralisation :Attention danger !

jeudi 20 décembre 2012  Enregistrer au format PDF


Après deux plans de décentralisation, la loi Deferre du 2 mars 1982 et la loi Raffarin du 28 mars 2003, l’acte III est en préparation.

 La question cruciale est donc : quelles nouvelles prérogatives l’État va-t-il transférer aux régions en matière d’orientation, d’éducation, de formation ?

Les positions de l’ARF, l’engagement État/Régions, le rapport sur la refondation de l’école, le rapport Gallois et dernièrement les directives européennes en matière d’apprentissage donnent le ton.

Nous risquons de nous diriger vers le modèle allemand, en matière de formation professionnelle initiale et continue, soutenu par la commission européenne sous la pression de l’ERT.

Autant de länder (régions), autant de systèmes éducatifs. Les thèses de l’ERT sont mises en avant : développement du numérique, individualisation des parcours, mise en concurrence des établissements, développement de l’apprentissage, recherche de l’adéquation formation/emploi pour répondre au plus vite aux besoins des entreprises locales (le besoin des apprenants est secondaire), adaptation des contenus de formation aux territoires, mixage des publics et des parcours.
On peut légitimement se faire du souci pour l’enseignement professionnel public.
De plus, cela ne répondra en rien aux problèmes du décrochage et des niveaux de qualification trop bas. Les inégalités risquent de se creuser si un contrôle strict de l’État n’est pas appliqué pour rééquilibrer les moyens financiers de chaque région par péréquation des moyens. Comme le souligne la FSU, pourquoi ouvrir un nouveau chantier de décentralisation sans avoir jamais fait le bilan des deux premières étapes ? Cela mettrait surement en évidence le creusement des inégalités d’une région à l’autre, comme le souligne également le rapport sur la refondation de l’école.
Le contrat (individualisation) tend à se substituer à la loi (même traitement pour tous)
A ce stade, rien n’indique que les régions souhaitent récupérer les personnels d’orientation, d’éducation et les enseignants.
On risque de nous vendre cette nouvelle étape de décentralisation en mettant en avant la revalorisation de l’enseignement professionnel public que l’État ne peut plus mener faute de moyens et l’augmentation de la compétitivité des entreprises.

Le SNUEP-FSU marque fortement son désaccord avec ce projet qui n’apportera rien aux jeunes, rien à la relance économique, rien aux services publics et qui pourraient faire éclater les diplômes de la formation professionnelle en les « modularisant ».

Le SNUEP-FSU refuse la fusion de la formation initiale et de la formation continue et la vision « utilitariste » de la formation professionnelle au seul service des entreprises.

SNUEP-FSU


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