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2- quels droits pour les femmes ?

mardi 11 mars 2014  Enregistrer au format PDF


Position sur l’avortement

Le FN envisage le déremboursement de l’IVG, rebaptisé avortement « de confort », au prétexte que certaines femmes le choisiraient comme moyen de contraception banal (ce que démentent les statistiques !). La rhétorique du FN renverse la situation en revendiquant pour les femmes la « liberté de ne pas avorter », comme si on obligeait des femmes à le faire !
Elle déclare : « J’ai été très claire : je ne suis pas pour une remise en cause de l’avortement. ». L’argument est également financier : « Je refuse que des femmes se fassent avorter à plusieurs reprises quand d’autres [précaires, personnes âgées] au même moment doivent renoncer aux soins faute de moyens ». 
Son père, qui est toujours président d’honneur du parti, a un discours plus direct. En 1996, il dit des femmes : « Il est ridicule de penser que leur corps leur appartient, il appartient au moins autant à la nature et à la nation. » Et en 2014 : « Il faut convaincre les femmes de notre peuple de l’absolue nécessité d’assumer leur fonction de reproduction. ».
Critiquée par les franges catholiques, Marine Le Pen s’exprime sur Radio Courtoisie en 2008 : « Il m’apparaît que la solution la plus évidente est de mettre en place une grande politique d’incitation à la natalité. (…) Si j’avais les moyens, je ferais tout ce qui est en mon pouvoir pour faire baisser de manière majeure le nombre des avortements, mais surtout pour ré-insuffler chez les femmes - et les hommes (…)- la conscience du caractère sacré de la vie. »

Violences faites aux femmes

Quand les violences faites aux femmes sont dénoncées par l’extrême-droite c’est sous l’angle ethnique, comme si le sexisme était une survivance archaïque limitée à certains groupes, à certaines religions. Ce pseudo-féminisme, ou fémo-nationalisme, sert de paravent à l’islamophobie (tout comme l’homo-nationalisme, qui prétend que l’homophobie sévirait surtout dans les quartiers populaires). Au point que les viols sont présentés non comme des actes de domination et de violence sexistes, mais comme des « crimes de racisme anti-blanches » !.


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